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Les espèces remarquables

 

 

 

 

La liste des espèces remarquables inféodées à l’eau et disposant d’un statut de protection est très longue sur le bassin de l’Alagnon. Parmi elles, certaines sont emblématiques…

 

Le saumon atlantique
L’écrevisse à pattes blanches
La loutre

 

 

 

 

Le saumon atlantique

 

Autrefois poisson-roi de nos rivières…

Historiquement présent en très grand nombre sur le bassin-versant de la Loire (on estime que plus de 100 000 saumons se présentaient chaque année en estuaire au début du 18ème siècle), la population de saumon atlantique (Salmo Salar) a aujourd'hui du mal à se maintenir.

Le saumon de l'Allier est pourtant un patrimoine important à sauvegarder. En effet, c'est le seul saumon, à l'échelle de l'Europe, encore capable d'effectuer de très grandes migrations (environ 10.000 km dont près de 1.000 en rivière).
 

L’Alagnon constitue un axe migrateur pour cette espèce qui est devenue emblématique du bassin. Jusqu’en 1850 environ, le saumon remontait l’Alagnon jusqu’aux premières cascades naturelles de l’Alagnon soit jusqu’en amont de Laveissière (75km). La création de la microcentrale de Grand Pont à Lempdes-sur-Allagnon en Haute-Loire avait définitivement bloqué sa migration.

 

 

Et maintenant ?

Les travaux d’arasement du barrage de Grand Pont réalisés en 2003 et 2005 ont permis la réouverture de l’axe Alagnon au saumon atlantique. Aujourd’hui, grâce à d’autres aménagements (passe à poissons, …), des frayères de saumon sont régulièrement recensées sur l’Alagnon jusqu’à Massiac et sur la partie aval de la Sianne.

L’année 2004 a été particulièrement propice à leur remontée sur l’Alagnon grâce aux conditions hydrologiques favorables (crue importante). Cette colonisation exceptionnelle reste une référence qui met en avant tout l’intérêt de la restauration de cet axe migratoire afin maintenir les populations de saumon atlantique. Depuis 2005, le nombre de frayères est en constante augmentation.

 

D’autres espèces de grands migrateurs ont été observées ponctuellement sur l’Alagnon aval notamment la lamproie marine et l’anguille. La Lamproie fluviatile semble avoir complètement disparu du bassin.

 

 

Pour aller plus loin…

Le cycle de vie de cette espèce migratrice et emblématique sur l’ensemble du bassin-versant de l’Allier, ainsi que ses liens avec l’homme de la préhistoire à aujourd’hui sont à découvrir sur le site du Conservatoire National du Saumon Sauvage. Ce site Internet présente également les actions de repeuplement mises en oeuvre sur l'Allier et ses affluents.

http://www.saumon-sauvage.org/

 

 

Une fiche de description de l'espèce Salmo Salar, réalisée par le Museum National d’Histoire Naturel, est à télécharger ICI ou dans la boîte à outils, sur la partie droite de l'écran.

 

 

 

 

L’écrevisse à pattes blanches

 

ecrevisseInféodée aux eaux courantes, fraîches, bien oxygénées et d’excellente qualité, l’écrevisse à pattes blanches présente des exigences écologiques très fortes et multiples.

Son activité nocturne lui impose la présence de cavités naturelles et autres caches constituées de blocs, racines, bois morts ou autre afin qu’elle puisse se camoufler en journée. De ce fait, elle souffre de la moindre perturbation de son habitat et est extrêmement sensible aux variations hydrologiques.

 

 

L’analyse de données historiques semble indiquer une très forte régression de cette espèce. Aujourd’hui, quelques sites de colonisation ont été recensés notamment sur la Pie, le Bouzaire, l’Arcueil, la Sianne, la Voireuze, la Violette et l’Auze. La dégradation de la qualité des eaux, les atteintes aux cours d’eau et la compétition avec l’écrevisse signal sont d’autant de menaces expliquant sa régression.

 

 

L’écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) est une espèce protégée en France, inscrite depuis 1983 sur la liste rouge des espèces menacées établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et en annexes II et IV de la Directive Habitat. La conservation de cette espèce est reconnue comme prioritaire au niveau européen et fait l’objet d’un classement en site Natura 2000 « rivières à écrevisses à pattes blanches » dont tous les affluents rive gauche de l’Alagnon entre Murat et Ferrières-Saint-Mary font partis (la Pie, l’Allanche, le Bouzaire, etc.).

 

Une fiche de description de l'espèce Austropotamobius pallipes, réalisée par le Museum National d’Histoire Naturel, est à télécharger ICI ou dans la boîte à outils, sur la partie droite de l'écran.

 

 

 

 

La loutre

 

loutreLa loutre (Lutra lutra) est de retour sur le bassin de l’Alagnon depuis le début des années 1990.

En 2001, des prospections se sont avérées très positives. Sa recolonisation depuis l’Allier a laissé de nombreux indices sur la quasi-totalité du bassin de l’Alagnon. Aujourd’hui, la loutre est largement présente sur l’Alagnon, l’Auze, la Bave, la Voireuze, la Sianne, l’Alagnonnette, l’Arcueil, le ruisseau de Farges, le Bouzaire, l’Allanche, le Freissinet, le Benet et le Lagnon.

 

La loutre est également présente sur les lacs et les zones humides des plateaux de Chalinargues et du Cézallier dont l’ensemble constitue un secteur remarquable propice aux connexions entre les populations de la Santoire et de l’Allanche.

 

 

Une fiche de description de l'espèce Lutra Lutra, réalisée par le Museum National d’Histoire Naturel, est à télécharger ICI ou dans la boîte à outils, sur la partie droite de l'écran.