Print Friendly
FavoriteLoading

Publié le 20 août 2019


Etat des lieux de la population d’écrevisses à pattes blanches avant travaux à Pradiers

A la suite de l’inventaire des populations d’écrevisses sur le bassin de l’Alagnon, réalisé par la Fédération de Pêche du Cantal en 2017, le SIGAL et ses partenaires ont proposé la restauration de cours d’eau abritant une population d’écrevisses à pattes blanches, pour offrir les meilleures conditions d’habitats possibles et espérer une recolonisation significative.

 

 

Après plusieurs visites terrain, le choix s’est porté sur les ruisseaux de Monval et de Chaubasses (amont de l’Allanche). Ces cours d’eau sont déconnectés de l’Allanche car situés en amont de cascades naturelles infranchissables par l’écrevisse de Californie, présente quelques kilomètres en aval, ce qui isole la patte blanche de sa concurrente et de la maladie mortelle qu’elle transporte. 

 

 

 

 

Ces cours d’eau présentent quelques dégradations : piétinement des bovins au pâturage en été, lit colmaté sur plusieurs tronçons, dégradations de berges,… Avec l’accord des agriculteurs concernés, des travaux « classiques » de restauration sont donc prévus à la fin de l’été 2019 : pose de clôtures, aménagement de points d’abreuvement, végétalisation partielle des berges pour les stabiliser, recréation d’habitats.

 

 

Pour assurer un suivi des populations d’écrevisses dans le temps (avant / après travaux), le SIGAL a mené les 29 et 31 juillet 2019 un protocole dit de « Capture – Marquage – Recapture » sur 4 portions de cours d’eau concernées par les travaux. Ce protocole consiste à prélever, de nuit, en deux passages, la totalité des individus rencontrés (supérieurs à 2 cm) sur 5 tronçons délimités de 10 mètres. Après marquage, les écrevisses sont relâchées. La deuxième nuit, la même opération est répétée, et les individus trouvés marqués sont comptabilisés. Un calcul entre individus marqués / non marqués permet de définir une densité de population sur chaque tronçon de cours d'eau. 

 

 

 

 

Les premiers résultats de cette expérience, la première organisée sur le bassin de l'Alagnon, permettent d'estimer une population entre 75 et 400 individus sur l'un des tronçons, les captures étant insuffisantes sur les autres. Une comparaison des mêmes chiffres quelques années après travaux permettra d'évaluer leur impact. 

 

 

 

Un grand merci à nos collègues des collectivités voisines et à la Fédération de Pêche du Cantal pour leur soutien matériel et humain sur cette opération !