Print Friendly
FavoriteLoading

Publié le 8 mars 2019


Les qualités des prairies naturelles pour l’élevage

Le SIGAL a réuni l’ensemble des participants du Concours Prairies Fleuries 2018 le 5 mars 2019 à Neussargues-en-Pinatelle. Huit des neuf candidats de cette édition ont répondu présent pour avoir un retour sur les analyses de foin réalisées après fauchage sur leurs prairies naturelles.

 

 

Michel Destannes, président du SIGAL, a rappelé en introduction l’engagement du SIGAL auprès des agriculteurs pour l’adaptation des pratiques, dans un contexte climatique perturbé.

 

 

 

Elsa PIC, de la Chambre d’Agriculture du Cantal leur a fait un retour détaillé sur ces analyses :

Le foin provenant des prairies naturelles possède un bon taux de matières azotées total, dont la dégradation est bien moins rapide que sur les prairies artificielles en cas de retard de fauche (conditions météo défavorables). Il a clairement des avantages pour la rumination des bovins (bonne composition en fibres), une valeur énergétique plus stable selon le stade de récolte et un stockage plus facile. Le séchage en grange, ses atouts et ses limites ont ensuite été abordés par Caroline LEGER du services bâtiment de la Chambre d’agriculture, qui a pu répondre aux questions des éleveurs présents.

 

 

Pierre-Marie Le Hénaff, du Conservatoire Botanique National du Massif Central, a ensuite rappelé la richesse de la biodiversité sur les prairies d’Auvergne, avec des exemples sur le Cantal. Cette biodiversité floristique « ordinaire » est un héritage paysan millénaire, véritable atout pour l’élevage, et gagnerait à être mieux valorisée par l’intermédiaire des produits. L’exemple de l’AOP Fin Gras du Mézenc a souvent été cité comme référence.

De nombreuses questions sur le renouvellement d’une prairie naturelle, sa gestion, les périodes de fauche,… ont été abordées.

 

 

 

Cette rencontre a été un véritable moment d’échanges sur le sujet des prairies, en attendant l’organisation du prochain Concours Prairies Fleuries 2019 par le SIGAL, le Pôle Fromager du Massif Central et la filière AOP Cantal. Parce qu’il est important aujourd’hui de faire reconnaître les pratiques d’élevage durables dans nos territoires !