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Publié le 17 octobre 2018


Portrait d’éleveurs : Marie-Thérèse, Marc et Thomas RAYMOND

 

 

L’exploitation en quelques mots…

  • Exploitation située à Chavagnac (Neussargues-en-Pinatelle)
  • Une trentaine de mères de race Aubrac : production broutards et sélection / suivi génétique ;
  • 60 hectares de SAU, tout en prairies permanentes ;
  • Adhésion à l’estive collective de la Roche du Pic ;
  • Installation de Thomas prévue d’ici à un an ;

 

Les objectifs : 

  • Avoir une structure opérationnelle pour l’installation de Thomas ;
  • De la docilité et de la rusticité pour les animaux ;
  • Une bonne qualité des fourrages ;
  • Avoir une gestion économe ;

 

 

Votre premier contact avec le SIGAL a été le diagnostic d’exploitation agricole, pour la contractualisation de Mesures agro-environnementales et Climatiques (MAEC). Qu’en avez-vous pensé ?

 

Ça reflète bien l’exploitation dans son ensemble. Après l’entretien nous sommes allés voir les parcelles, et comme nous étions intéressés par la démarche nous avons engagé une MAEC « Systèmes herbagers et pastoraux » qui valorise nos pratiques. Nous avons peu de contraintes si ce n’est de les gérer de manière à maintenir assez de plantes indicatrices (au moins 4) sur les parcelles « cibles », et de noter nos pratiques sur un cahier. Ça suppose de ne pas trop les « pousser », mais ça permet d’avoir un foin de bonne qualité. 

 

 

 

Et avec le diagnostic sur les zones humides, nous avons repensé les aménagements que nous avions prévu : ils nous permettent d’améliorer le passage et l’abreuvement des bêtes, mais sans impacter la zone. Ce que nous avions prévu au départ était différent, et nous aurions sûrement détruit des choses sans le savoir.

 

 

Votre exploitation est constituée entièrement de prairies permanentes, la MAEC que vous avez engagée vous incite à les préserver. Vous avez aussi remporté le concours local sur les prairies fleuries. Donc les prairies naturelles, ça vous parle ?

 

Oui ! Je ne pensais pas qu’on avait autant de fleurs dans nos prairies. La participation au concours, ça fait prendre conscience de leurs intérêts, même en dehors de l’exploitation. Les prairies riches en fleurs produisent peut-être un peu moins en quantité, mais on le retrouve dans la qualité du foin : les vaches mangent tout, et ça sent bon dans la grange ! Le concours nous a aussi montré l’intérêt que beaucoup de monde porte aux prairies naturelles. Il faut les considérer dans leur ensemble : ça concerne aussi la pollinisation, la qualité de l’eau, etc… Mais il faudrait que cette richesse soit valorisée sur les produits ! « Moins de quantité, plus de qualité », à mon avis c’est dans l’air du temps.

 

 

Et si on vous demande votre avis sur la qualité de l'eau ? 

 

C’est vrai que c’est important de la maintenir chez nous ! On est sur les zones de sources, alors si on la dégrade ici, qu’est-ce que ce sera plus bas ? Thomas, avec son installation, est intéressé pour participer aux animations et formations organisées dans le cadre du contrat Alagnon. Ça permet de rencontrer du monde, de voir comment font les autres. On a toujours à apprendre !