Print Friendly
FavoriteLoading

Publié le 30 novembre 2015


La commune de Neussargues Moissac à répondu à ses obligations réglementaires concernant la continuité écologique sur l’Allanche.

 

Confrontée au classement de la rivière Allanche au titre de la continuité écologique (L214-17) la commune de Neussargues, propriétaire d’un seuil de protection de conduite d’eau potable a fait appel au SIGAL pour étudier cette problématique.

 

Pour rappel, l’ouvrage était constitué d’un ensemble de blocs rocheux mis perpendiculairement au cours d’eau.

 

Parallèlement à ce problème, un petit affluent, le Rechaydrat, confluait en aval immédiat du seuil. Au fil des années, sous l’influence du seuil, le ruisseau s’est déconnecté de l’Allanche empêchant ainsi toute migration piscicole vers ce petit cours d’eau propice à la reproduction de l’espèce truite.

 

La commune, sensible aux intérêts environnementaux et piscicoles a donc décidé de traiter le problème de continuité sur l’affluent en plus de répondre à ses obligations réglementaires sur l’Allanche.

 

 

C’est ainsi qu’est né le projet, entre la commune maître d’ouvrage des travaux et le SIGAL assistant à maitrise d’ouvrage, de restaurer la continuité écologique de ces deux cours d’eau.

 

 

Après appel d’offre, le marché a été confié à l’entreprise Marquet de Saint-Flour pour un montant de près de 41 000 € HT.

 

Pour l’Allanche les travaux ont consisté à enfouir par forage dirigé une nouvelle conduite d’eau potable plus profondément sous le lit de l’Allanche (1m ou plus sous le point le plus bas du cours d’eau) puis déplacer les blocs de protection dans le lit du cours d’eau afin de détruire l’obstacle à la continuité écologique. 

 

 

 

 

Pour le Rechaydrat, il a fallu reprendre l’intégralité de son profil en long (forme du fond du lit du cours d’eau d’amont en aval) afin d’obtenir une succession de petites chutes d’eau qui rattraperont la pente et permettront au poisson de remonter et de se reproduire dans cet affluent.

 

 

 

 

Cette phase de travaux aura nécessité le détournement temporaire du cours d’eau (après une pêche de sauvetage) afin de travailler à sec et d’éviter la pollution de l’Allanche durant la phase travaux.

 

Ensuite, le cours d’eau a été reprofilé via la mise en place d’enrochements permettant de rattraper sa pente.

 

Enfin, une passerelle a été mise en place pour que le propriétaire/exploitant des parcelles  puisse faire passer ses bêtes d’une parcelle à l’autre comme c’était le cas auparavant.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faudra attendre le printemps pour que l’intégralité du site se revégétalise et reprenne un aspect le plus naturel possible.

 

 

Afin de vérifier le bon fonctionnement des aménagements, des pêches électriques de suivi seront réalisées dans les années à venir sur le Rechaydrat.