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Publié le 23 mai 2017


Ferrières-St-Mary : l’impact des eaux usées sur l’Alagnon considérablement diminué !

 

 

Le bourg de Ferrières Saint Mary possédait un réseau de collecte des effluents de type unitaire, implanté, en partie, dans la nappe alluviale de l’Alagnon. Sa mauvais qualité aboutissait à une dilution excessive des effluents empêchant le bon traitement par l’unité de traitement. Cette dernière était constitué d’un décanteur digesteur implantée en zone inondable dont la capacité de traitement était de 400 équivalent habitants (eH). Ce procédé incomplet (pas de traitement après le décanteur) faisait apparaitre un rendement moyen.

 

 

 

Au final, ce système était fléché comme prioritaire dans le Contrat Territorial Alagnon 2011-2016 car participant à enrichir la rivière de nutriments et donc impacter la qualité de l’eau et des fonds du lit.

 

Le montage d’un nouveau projet a été extrêmement lourd pour la commune, il comportait notamment une phase d’expropriation pour l’implantation de la STEP (terrain hors crue) et d’un poste de relevage.

 

 

 

 

 

 

Le SIGAL a pu appuyer par ses arguments l’obtention de financements prioritaires.

 

Les travaux ont consisté à :

  • Reprendre les réseaux pour diminuer la part d’eaux claires parasites jusqu’à une quantité acceptable par la nouvelle station
  • Créer une nouvelle station d’épuration.

 

 

La solution technique retenue pour l’épuration est un filtre planté de roseaux. Les processus épuratoires sont assurés par des micro-organismes fixés, présents dans les massifs filtrants mais aussi dans la couche superficielle de boues retenues sur la plage d’infiltration. L’ensemble du dispositif est complété par la présence de roseaux plantés sur les massifs qui empêchent la formation d’une couche colmatante en surface, favorisent le développement de micro-organismes qui contribuent à une minéralisation rapide de la couche de dépôt en surface. Ils assurent également une protection contre les intempéries (gel l’hiver / dessiccation en été) et assimilent aussi de l’azote et du phosphore. Ils participent enfin à l’intégration paysagère du dispositif.

 

 

 

 

La station est constituée de 2 étages en série eux-mêmes constitués de 3 et 2 filtres en parallèle, fonctionnant en alternance. L’objectif de cette alternance est de minimiser le colmatage du filtre grâce à la minéralisation de la matière organique accumulée, pendant les phases de repos. Les filtres sont alimentés en surface. L’effluent percole verticalement à travers le substrat. Il subit alors une première étape de filtration permettant une rétention physique des matières en suspension, à la surface des filtres du 1er étage.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le coût total s’élève à 408.744 € soutenus par l’Agence de l’Eau (222.571 €), l’Etat (DETR-80.550 €) et le Département (29.000€). Le reste à charge reste au final raisonnable pour la collectivité et donc pour les usagers qui au final équilibrent le budget assainissement via leur facture d’eau.

 

Lancé en 2012, le projet a été réceptionné le vendredi 12 mai 2017. L’ensemble des acteurs souligne la volonté et la ténacité des élus locaux.