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Publié le 27 avril 2017


Conseil du SIGAL : entre vote du budget et poursuite des actions sur les milieux aquatiques

 

 

Le conseil syndical du SIGAL s’est réuni le vendredi 21 avril à Montchamp, commune d’altitude aux sources de l’Arcueil. L’accueil chaleureux de JP-Resche, Maire et délégué au SIGAL, a notamment évoqué les nombreuses actions développées sur ce secteur dans le cadre du précédent Contrat Territorial.

 

 

Le financement dérogatoire par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne des deux unités de traitement des eaux usées de Montchamp-bourg et de Sistrières (travaux en cours) est un exemple de réponse à l’enjeu « qualité de l’eau » qui n’aurait pu être réalisé sans l’animation territoriale du SIGAL.

 

 

 

 

 

Un budget général sain mais fragile

 

Le budget général du SIGAL s’équilibre à 465.000 € en fonctionnement et 220.000 € en investissement. Les collectivités adhérentes (5 communautés de communes ) cotisent à hauteur de 71.351 €. Le budget est très directement dépendant des participations des partenaires financiers et notamment de l’Agence de l’Eau qui représente plus de 60% des recettes réelles de fonctionnement.

Le budget annexe SPANC s’équilibre lui à 122.200 €. Les dépenses correspondent aux frais de postes (2 techniciens) et de fonctionnement (voitures, locaux, …). Les recettes permettant l’équilibre proviennent des redevances de contrôle et des subventions des agences de l’eau.

 

 

 

 

Continuité écologique : 13 seuils en chantier en 2017 !

 

 

Clément Billard, technicien de rivières, a travaillé au montage technique, administratif, réglementaire et financier permettant la mise en conformité au titre de la continuité écologique (L214-17 du code de l’environnement) de 13 seuils à l’usage abandonné :

 

  • 10 ouvrages sur la rivière Sianne (communes d’Auriac l’Eglise et Molèdes) dans le Cantal. 9 seront arasés, un sera aménagé pour le rendre transparent. Le projet permet par ailleurs une amélioration de la qualité paysagère (60 poteaux béton retirés de cette belle rivière) et des aménagements pour les exploitants agricoles afin de compenser les éventuels désagréments : 3500 m de clôtures, 8 points d’abreuvement, 5 passages à gué.
  • 1 sur la rivière Allanche
  • 1 sur l’Alagnonnette à Massiac
  • 1 sur le Bave à Leyvaux (15) et Anzat-le-luguet (63)

 

 

 

 

 

Un programme agricole dense

 

David Olagnol, animateur agro-environnement a présenté les premiers retours sur le volet agricole.

 

 

Sur les 60 diagnostics d’exploitation prévus, 46 sont réalisés ou en cours, 11 sont programmés. L’année 2017 aura vu l’engagement pour 5 ans de 560.000 € de mesures agroenvironnementales (MAE) pour les exploitants, soit moins d'un tiers de l’enveloppe allouée.

 

Une discussion est en cours pour reporter l’enveloppe sur la prochaine campagne PAC 2018. Néanmoins, ces MAE ne sont pas la seule réponse aux enjeux identifiés.

 

 

 

 

Le Contrat Territorial 2017-2022 va permettre de développer par exemple :

  • Des aménagements agropastoraux en zones humides (abreuvement, franchissement, …)
  • Le lien avec les réflexions sur la conversion en Agriculture Biologique
  • Des formations thématiques (fertilisation, effluents, pâturage…)
  • La gestion du bois bocager pour production de litière ou bois-énergie
  • Des propositions d’accompagnement individuel thématique
  • Des investissements spécifiques (baisse de la consommation d’eau, systèmes de prétraitement des effluents, …)

 

 

 

L’écrevisse à pieds blancs comme indicateur… et pistes de restauration !

 

Cela fait plusieurs années que le SIGAL souhaitait faire un état des populations de ce crustacé d’eau douce dont les populations se sont effondrées depuis quelques décennies. La modification des habitats de têtes de bassin et la pollution des cours d’eau sont actuellement les principales menaces pour l’espèce. A cela, il faut ajouter l’expansion catastrophique des écrevisses exotiques introduites, qui causent de très importants dégâts sur les populations autochtones.

 

 

En effet, elles entrent en compétition avec les écrevisses indigènes pour la nourriture et les abris mais surtout elles sont souvent porteuses saines de maladies mortelles pour les écrevisses autochtones telles que l'aphanomycose. Aujourd'hui, l'aire de répartition d'Austropotamiobius pallipes (écrevisse à pieds blancs) ne se situe plus que sur les têtes de bassins versants.

 

Sur les bases d’un montage financier élaboré par le SIGAL, la Fédération de pêche du Cantal sera porteuse cet été d’une étude sur plus de 500km de cours d’eau (!). Guy Nava, représentant la Fédération a souligné le challenge technique et logistique. Il a redit tout l’intérêt et la volonté de la Fédération de s’impliquer fortement sur cet enjeu.

 

 

 

 

 

 

Le service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) aux services des usagers

 

La loi impose aux communes de contrôler les installations d’assainissement autonome. Les communes de Hautes-Terres Communauté (15) et de l’ancienne Communauté de Communes d’Ardes (63) ont confié cette mission au SIGAL. A ce jour, les contrôles sont réalisés sur l’ancienne communauté de Murat et quasi-achevés sur celle du Cézallier.

 

 

 

Ils devraient débuter sur Ardes début 2018. Le SIGAL a dès le départ fait le choix de ne pas « se contenter » de réaliser les contrôles obligatoires mais de faire le lien entre usagers et partenaires financiers.

A ce jour 78 dossiers représentant une subvention de 328.000 € ont été déposés.

 

Ils permettront de rénover des installations et lever la pression polluante sur l’environnement. Un nouveau programme sera lancé courant 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soutien appuyé de Pierre Jarlier

 

En fin de séance, le Président Michel Destannes a donné la parole à Monsieur le Président de Saint-Flour Communauté. Ce dernier a salué l’action du SIGAL et félicité les élus d’avoir su se rassembler au-delà des frontières administratives.

 

Il a expliqué l’engagement de Saint-Flour Communauté dans une démarche semblable sur les affluents de la Truyère et rappelé que l’exemple du SIGAL est souvent pris.

Plus globalement, Pierre Jarlier a souligné l’importance que les élus se projettent dans des démarches ambitieuses autour de la qualité des milieux aquatiques qui sont pour le Cantal un élément central de développement touristique et donc économique.

 

Le prochain conseil du SIGAL se tiendra cet été et devrait être organisé autour de la signature du Contrat Territorial 2017-2022.