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Près de 4 Français sur 10 ont‑ils renoncé à l’essentiel pour se loger ?

Près de 4 Français sur 10 ont‑ils renoncé à l'essentiel pour se loger ?

Selon une enquête publiée par CAFPI, près de 39 % des Français déclarent avoir renoncé à des dépenses essentielles — alimentation, énergie — pour payer leur logement, répondant ainsi à la question « Près de 4 Français sur 10 ont‑ils renoncé à l’essentiel pour se loger ? ». L’étude a interrogé 1 000 personnes les 7 et 8 octobre 2026 pour franceinfo et Le Figaro Immobilier.

Qui est le plus touché et pourquoi ?

CAFPI précise que la pression pèse plus lourd sur les revenus modestes: parmi les foyers gagnant moins de 1 200 € nets par mois, 62 % disent avoir déjà sacrifié des dépenses essentielles pour payer leur logement, contre 26 % pour les foyers à 3 000 € et plus.

La même enquête note que 52 % des Français jugent leurs dépenses de logement difficiles à supporter, proportion qui atteint 62 % chez les locataires. Ces chiffres montrent que le phénomène touche aussi bien les locataires que les emprunteurs encore redevables d’un crédit.

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Quels gestes les ménages ont-ils faits concrètement ?

CAFPI rapporte que 39 % des sondés ont déjà renoncé à l’alimentation ou au paiement d’énergie pour continuer à régler leur loyer ou les mensualités d’emprunt. Chez les moins de 35 ans, 49 % déclarent avoir supprimé des dépenses essentielles, et 33 % ont renoncé à déménager quand ils en avaient besoin.

Le texte souligne aussi que parmi les propriétaires qui remboursent encore un crédit, 56 % jugent leurs charges de logement difficiles, contre 40 % pour les propriétaires sans emprunt.

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Comment vérifier que votre projet immobilier n’impose pas ces sacrifices ?

L’article de CAFPI rappelle la notion de « reste à vivre »: c’est ce qui reste chaque mois après le paiement de toutes les charges. Il rappelle aussi que le Haut Conseil de stabilité financière fixe un plafond d’endettement standard à 35 % des revenus, mais que ce taux ne tient pas compte des postes sur lesquels les ménages font des économies (énergie, nourriture, charges).

Avant d’acheter, CAFPI recommande trois vérifications simples: calculer votre reste à vivre en incluant l’énergie et la taxe foncière; conserver une épargne de précaution après l’apport; et simuler votre budget avec une marge pour absorber une hausse des charges ou une baisse de revenus.

Quelles conséquences pour les projets et le marché ?

La priorité donnée au logement pèse sur la mobilité et les projets de vie: CAFPI note que beaucoup renoncent à déménager ou à changer d’emploi par crainte de ne pas pouvoir assumer le coût. L’envie d’acheter reste forte — 63 % des locataires souhaitent devenir propriétaires — mais seuls 21 % des moins de 35 ans pensent pouvoir concrétiser ce projet.

Pour comprendre les marges de manoeuvre, pensez aussi à vérifier les postes de dépense amenés à varier dans le temps et à comparer les offres d’assurance et de crédit. Des articles pratiques sur le coût de la vie et l’évolution des loyers peuvent aider à calibrer un dossier: voyez notre analyse sur le coût de la vie et l’article sur les hausses de loyers pour identifier les villes les plus exposées.

Que faire maintenant ?

Si vous préparez un achat ou redoutez d’avoir déjà sacrifié l’essentiel, commencez par une simulation complète: intégrez charges courantes, taxe foncière et un coussin d’épargne. Vérifiez aussi si renégocier votre assurance emprunteur ou comparer les offres n’améliore pas immédiatement votre reste à vivre.

Entrer dans la propriété peut apporter de la stabilité, mais CAFPI avertit qu’il faut un financement qui laisse « un budget suffisant au quotidien » pour tenir sur la durée — ne transformez pas un souhait de stabilité en une contrainte quotidienne.

Sources

  • CAFPI — enquête publiée le 1er novembre 2026, chiffres clefs (39 %, répartition par revenus, dates et méthodologie).

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