En 2026, les dépenses que les ménages ne peuvent pas éviter — loyer, crédit, assurances, énergie, abonnements — continuent de grignoter une part importante des revenus. Selon l’Indice des dépenses contraintes publié par Lesfurets, le poste augmente encore et pèse désormais pour plus d’un tiers du revenu net mensuel moyen.
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ToggleUne facture mensuelle en hausse
En janvier 2026, le montant moyen des dépenses contraintes atteint 1 186 € par mois, contre 1 143 € un an plus tôt. Ces charges représentent environ 34 % du revenu net mensuel moyen.
Les foyers font face, en moyenne, à onze postes de dépenses qualifiés de contraints. Parmi les plus lourds, on note notamment :
- Logement (loyer/crédit, assurance, énergie) : 681 €/mois (673 € en 2025) ;
- Crédit automobile : 194 €/mois (189 € en 2025) ;
- Chauffage : 118 €/mois (106 € en 2025).
Assurances : une charge qui progresse
Les assurances pèsent davantage dans le budget des Français en 2026. Les chiffres de Lesfurets montrent une augmentation sur plusieurs postes :

- Assurance santé : 113 €/mois (109 € en 2025, soit +3 %) ;
- Assurance auto : 97 €/mois (91 € en 2025, +6 %) ;
- Assurance habitation : 74 €/mois (66 € en 2025, +12 %).
Les jeunes sont les plus exposés
La hausse est particulièrement marquée chez les 18‑24 ans. Leur charge moyenne atteint 1 748 € par mois, contre 1 050 € en 2025 — un bond proche de 700 € sur un an. Ces dépenses représentent environ 65 % de leurs revenus nets.
Les ménages à faibles revenus sont aussi fortement touchés : les dépenses contraintes absorbent en moyenne 63 % de leurs revenus mensuels nets.
Moins de charges avec l’âge, mais des frais de santé plus forts pour les seniors
Globalement, la pression financière liée aux dépenses contraintes diminue avec l’âge. Les retraités dépensent en moyenne 857 €/mois pour ces postes, soit 25 % de leur revenu net.
Leur facture de logement est nettement plus basse que la moyenne nationale (420 €/mois contre 681 €). En revanche, les coûts de santé et de complémentaire restent élevés : 153 €/mois pour les plus de 65 ans, contre 113 € pour l’ensemble des Français.
Fortes variations régionales
Le niveau des dépenses contraintes varie sensiblement selon les régions. Elles dépassent la moyenne nationale dans plusieurs territoires :
- Île‑de‑France : 1 330 €/mois (32 % des revenus nets), porté par un coût du logement élevé (808 €/mois) ;
- Pays de la Loire : 1 310 €/mois (38 % des revenus nets), avec des frais de transport plus lourds (332 €/mois vs 263 € en moyenne) ;
- Bretagne : 1 292 €/mois (41 % des revenus nets), le carburant y coûtant 141 €/mois contre 112 € au niveau national).
À l’inverse, l’Occitanie enregistre la dépense contrainte moyenne la plus basse, à 1 002 €/mois (28 % des revenus nets).
Abonnements oubliés : un poste invisible mais coûteux
Pour la première fois, l’étude s’intéresse au coût des abonnements non utilisés ou oubliés. Leur impact est loin d’être négligeable : 81 €/mois en moyenne, pour environ 2,6 abonnements inutiles par personne.

Parmi la population, 13 % disent être abonnés à des services qu’ils n’utilisent plus — assurances, salles de sport, plateformes de streaming en tête. Le phénomène touche particulièrement les 18‑24 ans : 40 % d’entre eux sont concernés.
Les raisons invoquées pour ne pas résilier sont variées :
- prévention : 41 % veulent garder l’accès au cas où ;
- contraintes contractuelles : 32 % ;
- manque de motivation : 30 %.
Les loisirs payants s’ancrent dans le budget
L’indice n’intègre pas les abonnements de loisirs, mais ceux‑ci restent répandus : 76 % des Français possèdent au moins un abonnement de ce type.
En moyenne, ces services coûtent 72 €/mois par foyer, montant qui grimpe à 121 €/mois pour les 25‑34 ans. Ce poste augmente de 9 € par rapport à 2025. Par ailleurs, 46 % des personnes interrogées estiment qu’elles ne pourraient pas se passer de leur abonnement de streaming vidéo.
Méthodologie : enquête en ligne réalisée par l’institut CSA Research pour Lesfurets du 21 au 28 janvier 2026, auprès d’un échantillon national représentatif de 2 026 Français âgés de 18 ans et plus.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



