Une étude du Trésor, s’appuyant sur les comptes de la Banque de France arrêtés au deuxième trimestre 2025, montre que l’épargne des ménages français a pris de l’ampleur depuis la crise du Covid‑19. Le rapport détaille la composition de ce patrimoine et confirme une préférence marquée pour des placements sûrs et liquides.
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ToggleUn patrimoine financier élevé et recentré
Le patrimoine financier des ménages s’établit à 6 596 milliards d’euros. Selon la Banque de France, sur 10 € de richesse financière, 4 € sont investis en fonds propres d’entreprises, 3 € en obligations et 2 € sous forme de prêts accordés aux ménages et aux entreprises.

Ces chiffres illustrent une accumulation d’épargne soutenue depuis 2020. Le Trésor note par ailleurs que, en matière de comportement d’épargne, les Français se positionnent favorablement par rapport à d’autres pays européens, notamment l’Allemagne.
La préférence pour la sécurité
La structure des placements témoigne d’une forte aversion au risque. Le taux d’épargne atteint 18,9 % au deuxième trimestre 2025, d’après l’Insee.

Le rapport souligne que « Deux tiers des placements correspondent principalement à des produits de taux contre un tiers à des produits de fonds propres, détenus directement ou auprès d’intermédiaires financiers ». Cette proportion reflète une priorité donnée à la liquidité et à la protection du capital.
Quand les ménages prennent des risques, ils le font souvent via des enveloppes gérées par des professionnels : contrats d’assurance‑vie en unités de compte, parts de fonds d’investissement ou solutions collectives. Ces supports offrent une diversification que recherchent la plupart des investisseurs particuliers.
Une pratique régulière de l’épargne
La fintech Green‑Got estime que l’épargne moyenne d’un Français est de 5 650 €. L’étude indique aussi que plus de 75 % des personnes mettent en place une épargne régulière, pour un montant moyen de 213 € par mois.
Des disparités territoriales apparaissent toutefois. Dans les grandes métropoles, l’épargne annuelle moyenne atteint environ 7 173 €, contre 4 155 € en zone rurale. À l’échelle mensuelle, les moyennes se situent autour de 267 € pour les métropoles et 151 € pour la ruralité.
En synthèse, la hausse du stock d’épargne depuis la crise sanitaire s’accompagne d’un choix net pour la sécurité et la régularité des versements, avec des écarts notables selon les territoires.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



