Les fonds en euros des contrats d’assurance‑vie reprennent du poil de la bête : le rendement moyen est estimé à **2,65 %**, tandis que les Français ont massivement infléchi leur épargne vers l’assurance‑vie en 2025. L’encours total des contrats (fonds en euros et unités de compte) atteignait 2 107 milliards d’euros fin décembre 2025, en hausse de 6,1 %.
Selon France Assureurs, la collecte nette a dépassé les 50 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2025, un niveau inédit depuis quinze ans. Ce mouvement se fait au détriment des livrets réglementés et illustre un regain d’intérêt pour ce type de placement.
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ToggleFonds en euros : comment fonctionne la garantie
Les fonds dits « en euros » bénéficient d’un mécanisme dit de **cliquet** : les intérêts versés sont acquis chaque année et ne peuvent être remis en cause. Cette caractéristique en fait un **placement garanti**, très apprécié des épargnants qui privilégient la sécurité du capital.

Le portefeuille de ces fonds reste majoritairement composé d’obligations, à hauteur d’environ **80 %**, ce qui explique la stabilité relative des rendements. Les assureurs doivent en effet garantir les sommes investies, si bien que le risque financier est supporté par la compagnie plutôt que par le souscripteur.
Un rendement moyen, mais des écarts importants
L’estimation de 2,65 % provient du cabinet Facts & Figures, mais la dispersion entre acteurs est marquée. Certaines mutuelles ont offert en 2025 des taux supérieurs à 3,5 %, voire 4 % pour certains contrats.
Plusieurs facteurs l’expliquent. D’une part, le rendement des OAT s’est replié à un niveau plus favorable pour les portefeuilles obligataires, améliorant les marges des assureurs. D’autre part, certains gestionnaires ont augmenté la part d’actifs exposés aux marchés actions et à l’immobilier pour soutenir la performance globale des contrats.
Une attractivité confirmée, selon les assureurs
France Assureurs estime que le résultat de 2025 confirme l’attractivité et la solidité de l’assurance‑vie comme produit d’épargne de long terme. L’organisation souligne aussi le rôle de cette épargne dans le financement de l’économie française, notamment pour l’industrie, les infrastructures et la santé publique.
Rendement bonifié… mais souvent conditionnel
Plusieurs contrats proposent une majoration du rendement sur le fonds en euros, mais celle‑ci est généralement assortie d’une condition : l’épargnant doit affecter une part de ses versements aux **unités de compte**. Ces supports, investis en actions ou en immobilier, n’offrent aucune garantie en capital.

Concrètement, accepter de placer 20 % à 30 % de ses versements en unités de compte peut conduire à une surcote du taux servi sur le fonds en euros, de l’ordre de 0,20 à 0,50 point selon les offres. Cette stratégie vise la diversification et un potentiel de rendement supérieur à long terme, tout en exposant une partie du capital au risque de marché.
Le Plan d’Épargne Retraite continue de progresser
Par ailleurs, l’étude de France Assureurs relève une progression notable du **Plan d’épargne retraite (PER)**, lancé en 2018. À fin juin 2025, 12,4 millions de Français détenaient un PER, pour un encours total de 136,1 milliards d’euros.
Ces chiffres traduisent l’attention portée par les ménages à la préparation de la retraite, face à la perspective d’une baisse de revenus à la cessation d’activité.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



