L’indice de référence des loyers contient l’information qui permet de savoir de combien un propriétaire peut réviser un loyer cette année. Pour le deuxième trimestre 2026, l’Insee a publié une nouvelle valeur qui sert de base aux révisions annuelles et qui, en pratique, fixe la hausse maximale applicable entre mi-juillet et mi-octobre 2026.
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ToggleQue dit l’Insee pour le 2e trimestre 2026 et que signifie ce chiffre pour le loyer ?
L’Insee a fixé l’indice de référence des loyers à 148,37 pour le deuxième trimestre 2026, contre 146,68 pour la même période de 2025, soit une progression de l’ordre de +1,15 % sur un an. Concrètement, ce taux représente la hausse maximale que le bailleur peut appliquer si le bail prévoit une clause de révision et si aucune autre restriction ne s’oppose à l’augmentation.
Comment effectuer le calcul de révision de loyer ?
La méthode standard consiste à multiplier le loyer actuel par le nouvel indice puis à diviser par l’indice de référence utilisé l’an passé. Autrement dit : nouveau loyer = loyer actuel × (IRL nouveau / IRL ancien). Cette formule est simple mais il faut être attentif aux valeurs d’indice retenues dans le contrat et à la période de comparaison.

Exemples d’application sur des loyers hors charges : un loyer de 700 euros passerait à 708,05 euros, celui à 900 euros à 910,35 euros et un loyer de 1 200 euros à 1 213,80 euros si l’on applique l’augmentation maximale permise par l’IRL publié pour le 2e trimestre 2026.
Quelles vérifications préalables effectuer avant d’annoncer une hausse ?
Avant de notifier un nouveau montant au locataire, il est utile de contrôler quelques éléments indispensables. Premièrement, vérifiez la présence et la rédaction d’une clause de révision annuelle dans le bail : sans clause, l’indexation n’est pas possible. Deuxièmement, regardez la date contractuelle prévue pour la révision : le propriétaire dispose d’un an après cette date pour mettre en œuvre l’augmentation, au-delà de laquelle il perd le droit à un rappel rétroactif. Troisièmement, contrôlez la performance énergétique du logement.
Logements énergivores : quelles limites pour le propriétaire ?
Les règles récentes interdisent d’augmenter le loyer d’un logement classé « F » ou « G » lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis une date donnée. Cela vise à décourager la location de passoires énergétiques et à pousser à la rénovation. Il est donc indispensable de consulter le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) avant d’entamer toute révision.

Y a-t-il des exceptions territoriales ?
Oui, les règles relatives à l’interdiction de révision pour logements très énergivores diffèrent dans certains territoires d’outre-mer. Dans ces départements et régions, l’interdiction s’applique aux baux conclus depuis une date différente de celle en métropole : la chronologie change et il convient de se référer à la réglementation locale pour connaître la date de prise d’effet.
Erreurs fréquentes et conseils pratiques
Parmi les erreurs les plus courantes observées par les gestionnaires locatifs : appliquer l’indexation malgré l’absence de clause dans le bail, utiliser le mauvais indice de référence (ou la mauvaise période de comparaison), réclamer rétroactivement une hausse au-delà d’un an, et négliger le classement énergétique du logement. Pour limiter les conflits, envoyez toujours une information claire au locataire précisant le calcul et la base légale de la révision.
- Vérifiez la clause de révision dans le bail
- Contrôlez le DPE du logement
- Respectez le délai d’un an pour toute révision rétroactive
FAQ
Comment savoir si mon bail autorise une révision annuelle du loyer ?
Consultez le contrat de location : la clause de révision doit y apparaître explicitement, avec la périodicité et la référence à l’indice utilisé. En l’absence de clause, l’indexation liée à l’IRL n’est pas applicable.
Quel est le calcul exact pour passer d’un loyer à l’autre ?
On multiplie le loyer actuel par le nouvel IRL puis on divise par l’IRL de référence de l’année précédente. Le résultat donne le nouveau loyer hors charges. N’oubliez pas d’arrondir selon les pratiques usuelles et de justifier le calcul au locataire.
Un propriétaire peut-il augmenter le loyer d’un logement classé F ou G ?
Non si le bail a été signé, renouvelé ou reconduit depuis la date prévue par la réglementation applicable : dans ces cas, la révision indexée est interdite afin d’encourager la mise aux normes énergétiques.
Que faire si le propriétaire applique une hausse alors qu’il n’en a pas le droit ?
Si vous êtes locataire et constatez une hausse injustifiée, demandez des explications écrites et les justificatifs du calcul. En cas de désaccord persistant, il est conseillé de se renseigner auprès d’une association de locataires ou d’un service juridique compétent pour envisager les suites possibles.
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Laurent Delattre est un consultant en immobilier et expert en investissement. Avec plus de 15 ans d’expérience, il éclaire les lecteurs de Business Alagnon sur les opportunités du marché immobilier.



