Logo Business Alagnon

En janvier 2026, le taux du PEL sera de 2 %

Table de cuisine en journée avec documents bancaires et calculatrice, lumière du jour

À partir du 1er janvier 2026, les nouveaux Plans d’épargne logement (PEL) bénéficieront d’un taux de rémunération de 2 % brut. Une légère amélioration pour les épargnants, qui s’amenuise toutefois une fois la fiscalité prise en compte.

2 % brut, mais le net tombe à 1,40 % pour la plupart

Le passage à 2 % pour les PEL ouverts dès le 1er janvier 2026 a été publié au Journal officiel le 20 décembre 2025. Il s’agit d’un taux brut : après application du PFU de 30 %, le rendement effectif descend à 1,40 % pour les contribuables soumis au prélèvement forfaitaire unique.

Calculatrice et documents d'épargne sur une table indiquant taux brut et net
Exemple de calcul du rendement brut à 2 % et du net après PFU.

Pour les personnes non imposables qui choisissent l’imposition au barème, le rendement net est plus élevé, à 1,65 %. Parallèlement, le taux des prêts consécutifs à la phase d’épargne est revu à la hausse, passant de 2,95 % à 3,20 %.

Un taux garanti, mais seulement pour la “génération” concernée

Le mécanisme des PEL fonctionne par cohortes : le taux annoncé s’applique uniquement aux plans souscrits à la date indiquée. Autrement dit, le 2 % vaut pour les PEL ouverts à partir du 1er janvier 2026 et reste garanti pendant la durée du plan.

Contrat et calendrier montrant une date d'ouverture du plan
Le taux garanti s’applique aux PEL ouverts à une date précise.

Les PEL déjà en place conservent le taux auquel ils ont été contractés. À titre de comparaison, les plans ouverts entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025 affichaient 1,75 %, et ceux de 2024 étaient rémunérés à 2,25 %. Certains anciens PEL, notamment ceux ouverts entre 2000 et 2003, offrent des rendements nettement supérieurs (environ 3,27 % hors prime d’État).

Fiscalité : la hausse de la CSG n’affecte pas le PFU des PEL

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a prévu une augmentation de la CSG de 1,4 %, qui porte la pression fiscale sur plusieurs produits financiers. L’impact ne concerne pas les PEL : le PFU appliqué aux intérêts de ces plans reste fixé à 30 %.

Pour d’autres placements, la nouvelle combinaison fiscale conduit à un taux effectif plus élevé, autour de 31,6 %. Cette distinction renforce l’intérêt relatif des PEL pour certains épargnants, même si le rendement réel demeure modeste.

Que retenir pour les épargnants ?

Le 2 % annoncé représente une amélioration limitée. Après impôts, la rémunération des nouveaux PEL reste faible par rapport à d’autres options de placement, et le taux du prêt lié au PEL augmente également.

Les détenteurs de PEL anciens conservent leurs avantages contractuels. Pour les épargnants qui envisagent d’ouvrir un plan en 2026, il convient d’intégrer la fiscalité et la finalité du placement (constitution d’un apport, accès à un prêt) avant de décider.

Articles similaires

Noter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archive Business Alagnon