Le taux du Livret A descend à 1,5 % au 1er février, un ajustement modeste mais suffisant pour rester au‑dessus de l’inflation annuelle, évaluée à 0,8 % pour 2025. Dans le même mouvement, le Livret d’épargne populaire et d’autres livrets réglementés voient leur rémunération légèrement révisée.
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ToggleUn choix encadré par la Banque de France
Le gouvernement a retenu la recommandation du gouverneur de la Banque de France, qui préconisait un taux de 1,5 % pour le Livret A. Sans cette intervention, la formule automatique de calcul aurait abaissé le rendement à 1,4 %. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) suit la même évolution.

Le Livret d’épargne populaire (LEP) subit aussi une baisse modérée : il passe de 2,7 % à 2,5 %, à compter du 1er février. Les autorités insistent sur l’importance de généraliser ce support : 12 millions de LEP sont ouverts, alors que près de 31 millions de Français seraient éligibles.
Qui détient ces livrets et quels sont leurs atouts ?
Selon un rapport de la Banque de France, l’encours moyen détenu sur un Livret A atteint environ 7 482 €, soit environ un tiers du plafond autorisé (22 950 €). Près de 83 % des Français possèdent au moins un Livret A.
Ces livrets présentent des avantages pratiques : pas de frais d’entrée ou de sortie, disponibilité immédiate des fonds et, surtout, une rémunération nette d’impôts et de prélèvements sociaux. Le Livret A, le LDDS, le livret Jeune et le LEP demeurent ainsi les seuls placements courants offrant un rendement net.
LEP : un placement ciblé par revenus
Le LEP s’adresse aux foyers modestes. Pour une part fiscale, le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 22 823 € pour ouvrir ce livret. Son plafond de versement est fixé à 10 000 €.

À taux bonifié, le LEP rémunère désormais à 2,5 % au 1er février 2026. Il reste un outil important pour les ménages concernés, d’où l’accent mis sur la nécessité d’une meilleure diffusion auprès des personnes éligibles.
Comparer les livrets avec d’autres placements : l’impact de la fiscalité
Pour évaluer la performance réelle d’un placement, la fiscalité est déterminante. Les prélèvements sociaux ont été relevés de 17,2 % à 18,8 % sur de nombreux produits (actions, obligations, livrets bancaires fiscalisés).
Par ailleurs, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) s’élève à 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu. Au total, le rendement brut de certains placements peut être ponctionné à un taux global compris entre 30 % et 31,4 %, selon la nature des supports.
Pourquoi conserver une poche de liquidités sur ces livrets ?
Malgré des rendements désormais modestes, ces livrets jouent un rôle de protection du pouvoir d’achat, comme le souligne la Banque de France : ils contribuent à préserver une partie de l’épargne face à l’inflation.
L’Insee, dans ses chiffres publiés le 15 janvier, a confirmé une inflation à 0,8 % pour 2025. Cela intervient après des années de tensions sur les prix : l’inflation moyenne annuelle avait été de 2 % en 2024, 4,9 % en 2023 et 5,2 % en 2022, largement sous l’effet des hausses des coûts de l’énergie.
En pratique, ces livrets restent utiles pour la constitution d’une épargne de précaution. Leur rendement limité pousse toutefois certains épargnants à considérer d’autres placements, en gardant à l’esprit l’impact de la fiscalité sur le rendement net.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.




