La loi de finances pour 2026 a été adoptée : elle introduit plusieurs changements fiscaux qui toucheront largement les ménages et les investisseurs. Revalorisation des tranches d’imposition, hausse de la CSG sur certains revenus du capital, et nouvelles règles pour les dons et l’immobilier locatif sont au programme.
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ToggleBarème de l’impôt : majoration de 0,9 %
Pour tenir compte de l’inflation, les seuils du barème de l’impôt sur le revenu applicables aux revenus 2025 sont augmentés de 0,9 %. Les nouvelles tranches pour une part fiscale sont les suivantes :

| Fraction du revenu imposable (pour une part) | Taux d’imposition |
| n’excédant pas 11 600 € | 0 % |
| de 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| de 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| de 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| supérieure à 181 917 € | 45 % |
La revalorisation s’applique aussi à d’autres éléments déclarés, comme le plafonnement du quotient familial, la pension alimentaire versée aux enfants majeurs et certains avantages pour les personnes invalides ou les anciens combattants.
Pensions de retraite : l’abattement de 10 % confirmé
Contrairement à une proposition initiale, l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite est maintenu. La loi reconduit également l’abattement spécifique pour les personnes âgées ou invalides à faibles revenus.
Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) prorogée
Instaurée pour 2025, la contribution différenciée concerne les foyers dont le revenu de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Elle est reconduite pour 2026.
Le gouvernement précise que cette contribution restera en vigueur tant que le déficit public ne retombera pas sous la barre de 3 % du PIB. Ces contribuables sont déjà assujettis à une contribution exceptionnelle située entre 3 et 4 %.
Dons aux associations d’aide aux personnes en difficulté : plafond doublé
Les particuliers donnant à des organismes fournissant repas, soins ou hébergement gratuits aux personnes en difficulté bénéficient d’une réduction d’impôt égale à 75 % du montant versé, dans la limite d’un plafond désormais porté à 2 000 €.

Ce nouveau plafond, applicable aux dons effectués depuis le 14 octobre 2025, porte l’avantage fiscal maximal à 1 500 €. Au-delà, la réduction d’impôt s’applique au taux de 66 %, comme pour d’autres associations d’intérêt général (Ligue contre le cancer, Institut Pasteur, Sidaction, SPA, etc.).
CSG sur les revenus du capital : le taux augmente
Parallèlement, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 relève la part de la CSG appliquée à certains revenus du capital, qui passe de 9,2 % à 10,6 %.
Au total, les prélèvements sociaux (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité) atteignent désormais 18,6 % pour les revenus concernés, contre 17,2 % auparavant. Certains produits restent toutefois exclus de cette hausse : les PEL, CEL, contrats d’assurance‑vie et les plus‑values immobilières.
Immobilier locatif : création d’un statut de bailleur privé « Jeanbrun »
Un nouveau dispositif dit « Jeanbrun », du nom du ministre chargé du logement, vise à relancer l’investissement locatif, sur le modèle des anciens mécanismes incitatifs.
Il s’applique aux logements neufs ou aux logements anciens faisant l’objet d’au moins 30 % de travaux. Le bien doit être loué en résidence principale pendant au moins 9 ans, à un niveau de loyer qualifié d’« abordable ».
En contrepartie, l’investisseur peut pratiquer un amortissement réduisant la base imposable : 3,5 % par an pour le neuf loué à loyer intermédiaire, 4,5 % pour les logements sociaux et 5,5 % pour les logements très sociaux.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



