L’épargne salariale atteint des niveaux record et concerne désormais plus de 13 millions de salariés : un signal pour qui doit décider s’il convient d’épargner, d’investir ou de percevoir une prime. Plusieurs dispositifs et choix de plans influent directement sur la fiscalité, la disponibilité des sommes et l’accompagnement proposé par l’employeur.
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ToggleChiffres clés et contexte
Selon les données rendues publiques aujourd’hui par l’Association Française de la Gestion financière (AFG), 13,2 millions de comptes salariés sont ouverts, soit une hausse de 402 000 en un an. Le montant moyen détenu atteint 17 100 € et l’encours global avoisine les 230 milliards d’euros, en progression de 14,7% sur un an.

La diffusion de l’épargne salariale est renforcée par la loi de partage de la valeur : depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 salariés et plus ayant dégagé des bénéfices suffisants sur les trois derniers exercices doivent mettre en place un mécanisme de partage (participation, intéressement, prime de partage de la valeur, etc.).
Quels dispositifs et quels plans ?
Quatre leviers principaux permettent aux salariés de recevoir ou de voir augmenter leur épargne : la participation aux bénéfices, l’intéressement, l’abondement et la prime de partage de la valeur. Cette dernière peut désormais être placée dans un plan d’épargne salariale, ouvrant droit à une fiscalité favorable et, souvent, à un abondement employeur.
Deux types de plans sont principalement proposés : le PEE (plan d’épargne entreprise), adapté aux projets de moyen terme, et le PER Collectif, conçu pour constituer une épargne en vue de la retraite.
La gestion pilotée : une option privilégiée
L’étude de l’AFG note qu’une large majorité des détenteurs d’un PER Collectif ont choisi, pour une partie ou la totalité de leurs avoirs, la gestion pilotée. Ce mode, souvent proposé par défaut sur le PER, ajuste progressivement l’exposition au risque en fonction de l’âge et du profil de l’épargnant.
Les encours en gestion pilotée représentent une part importante de l’épargne retraite : environ 40 % des encours retraite en 2025, d’après l’AFG. Plusieurs profils (prudent, équilibré, dynamique) sont généralement proposés pour orienter l’allocation.
Que faire quand une prime arrive ?
Les primes d’intéressement et de participation sont généralement versées au printemps, souvent au mois de mai, pour l’exercice précédent. L’entreprise transmet un document indiquant si vous préférez percevoir la somme immédiatement ou la placer dans un plan.

Avant de décider, vérifiez votre horizon et vos besoins : pouvez‑vous bloquer ces sommes ? Envisagez‑vous un achat immobilier ? Cherchez‑vous à renforcer votre retraite ?
- Avez‑vous un besoin de liquidités à court terme ?
- Pouvez‑vous immobiliser l’argent au moins 5 ans (PEE) ou l’affecter à la retraite (PER Collectif) ?
- Souhaitez‑vous bénéficier d’un abondement employeur et d’une fiscalité avantageuse en plaçant ces sommes ?
En règle générale, les sommes sont bloquées cinq ans dans un PEE et jusqu’à la retraite dans un PER Collectif, sauf cas exceptionnels de déblocage anticipé. L’achat de la résidence principale figure parmi les principaux motifs de sortie anticipée recensés par l’AFG.
Fiscalité et prélèvements
Si vous choisissez de toucher votre prime immédiatement, elle sera soumise à l’impôt sur le revenu. En revanche, si vous l’investissez dans un PEE ou un PER Collectif, ce sont principalement les plus‑values et gains qui subissent les prélèvements sociaux.
Depuis 2026, le taux des prélèvements sociaux applicables aux gains s’établit à 18,6 % (contre 17,2 % auparavant).
Points pratiques avant un départ de l’entreprise
Beaucoup de salariés se demandent s’ils peuvent récupérer leur intéressement ou leur participation en quittant l’entreprise. Les règles dépendent des dispositifs et des modalités contractuelles ; il est donc conseillé de consulter le règlement du plan ou le service des ressources humaines pour connaître vos droits et les conditions de transfert ou de sortie.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



