Face à la hausse durable des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé une aide ciblée destinée aux salariés modestes qui parcourent beaucoup de kilomètres et aux petites entreprises du BTP. Présentée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 21 avril 2026, cette mesure doit être versée au printemps et vise à limiter l’impact immédiat sur le pouvoir d’achat et l’activité locale.
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ToggleQui pourra en bénéficier ?
Le dispositif doit concerner environ 3 millions de Français. Il vise principalement des professions qui utilisent leur véhicule dans le cadre du travail, comme les aides-soignants ou les aides à domicile.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a résumé la cible ainsi : « Ceux qui travaillent, qui utilisent leur voiture pour travailler et qui sont sous la médiane du revenu imposable ».
- Être dans la moitié des foyers les moins aisés, c’est‑à‑dire être sous la médiane du revenu imposable (environ 17 000 € par an pour une personne seule, ou 50 000 € pour un couple avec deux enfants).
- Être titulaire d’un véhicule.
- Parcourir plus de 8 000 km par an pour des trajets professionnels ou résider à plus de 15 km de son lieu de travail (environ 30 km aller‑retour quotidien).
Montant unique et calendrier
Le soutien est versé sous forme d’un paiement forfaitaire. La porte‑parole du gouvernement, Maud Brégeon, a indiqué qu’il s’agirait d’un versement unique de 50 euros, prévu fin mai ou au cours du mois de juin.
L’exécutif précise que ce montant correspond à une aide équivalente à 20 centimes par litre pour une période de trois mois et qu’il s’appliquera rétroactivement aux mois d’avril, mai et juin.
Comment faire la demande ?
Les foyers potentiellement éligibles devront déclarer leurs kilomètres parcourus via un espace dédié sur le site des impôts.
La déclaration se fera sur impots.gouv.fr, dans une rubrique spécifique qui doit être ouverte avant la fin du mois de mai. L’administration dispose déjà des données de revenus et de la détention d’un véhicule, mais la déclaration de kilométrage est requise pour l’attribution.
Mesures complémentaires pour d’autres secteurs
Les petites entreprises du BTP de moins de 20 salariés bénéficieront aussi d’une aide forfaitaire, comparable à 20 centimes par litre sur le gazole non routier (GNR), à l’instar du dispositif déjà appliqué aux transporteurs.
Les soutiens visant les pêcheurs et les agriculteurs, annoncés en mars 2026, seront renforcés. Pour la pêche, l’aide à la pompe sur le GNR devrait passer de 20 à environ 30‑35 centimes par litre. Pour l’agriculture, le soutien pourrait évoluer de 4 à 15 centimes par litre à partir de mai.
Les aides aux transporteurs, mises en place en mars, sont également prolongées en mai et resteront versées sous forme d’un montant fixe par véhicule, équivalent à 20 centimes par litre sur la consommation mensuelle moyenne. Des discussions sont enfin en cours pour des mesures en faveur des taxis et des VTC.
Avant toute mise en œuvre, la Commission européenne devra donner son accord sur ce mécanisme d’aide.
Quel coût pour l’État ?
Selon le gouvernement, l’élargissement des aides coûterait environ 180 millions d’euros pour le mois de mai. À titre de comparaison, les premières mesures de mars avaient représenté 70 millions, puis 150 millions pour le mois d’avril.
Interrogé au journal télévisé de France 2 le 21 avril 2026, Roland Lescure a estimé : « Cette crise va nous coûter probablement autour de 6 milliards d’euros, à la fois en frais d’endettement, en aides, en indexation sur l’inflation d’un certain nombre de prestations ».
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.


