Les ménages français envisagent de réduire leurs dépenses pour les fêtes, selon deux enquêtes publiées en octobre 2025. Malgré la pression sur les budgets, l’attachement à Noël reste fort et pousse de nombreux foyers à chercher des solutions de financement.
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ToggleUn budget de Noël qui recule
La 9e édition du baromètre de Noël menée par Cofidis avec CSA Research montre une baisse du budget moyen alloué aux fêtes : il s’établit à 491 euros, soit 6 euros de moins qu’en 2024 et le niveau le plus bas enregistré depuis 2017. Le poste principal reste les cadeaux, avec 297 euros en moyenne — une diminution de 26 euros par rapport à l’an dernier.

Les autres dépenses moyennes déclarées sont plus modestes : repas (123 €), décorations (28 €), transports (25 €) et tenues (23 €). Cette contraction générale reflète une inquiétude marquée sur l’évolution des prix, notamment des aliments, des cadeaux (préoccupation citée par 68 % des répondants, en hausse de 2 points) et des carburants.
Moins de dépenses pour la majorité, quelques hausses pour d’autres
La baisse du budget moyen s’accompagne d’un effritement de la médiane : elle passe à 350 euros contre 400 euros en 2024. Autrement dit, une part plus importante de la population envisage de serrer la ceinture.
Cependant, le recul n’est pas uniforme : une minorité de foyers — notamment parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures et les plus de 65 ans — prévoient d’augmenter leurs dépenses pour les fêtes.
Fêtes et arbitrages : un attachement persistant à Noël
Le sondage OpinionWay pour Sofinco confirme que la période des fêtes demeure un moment particulier sur le plan financier. Pour 64 % des personnes interrogées, c’est la période où elles dépensent le plus dans l’année.

Deux autres constats ressortent : 66 % considèrent les fêtes à la fois comme un temps de convivialité et une contrainte financière, et 64 % n’ont pas l’intention de se restreindre financièrement pendant cette période. Pour 76 % des Français, Noël reste la fête préférée.
Le paiement fractionné se renforce, le crédit reste marginal
Pour faire face aux dépenses de fin d’année, plusieurs ménages recourent à des formules de paiement différé. Le paiement en 2, 3 ou 4 fois représente désormais 15 % des moyens de financement des cadeaux, une part en hausse d’environ 2 points sur un an selon l’enquête OpinionWay pour Sofinco.
Les plus jeunes sont particulièrement utilisateurs : d’après le baromètre Cofidis, 18 % des 18-24 ans citent le paiement fractionné par carte comme solution. Par ailleurs, 12 % des mêmes jeunes envisagent de souscrire un crédit à la consommation pour financer leurs achats.
Malgré ces intentions, le crédit à la consommation reste peu mobilisé pour financer les cadeaux : il ne représente que 2 % des modes de paiement mentionnés par les répondants du sondage Sofinco.
Méthodologie : l’enquête Cofidis/CSA Research a été réalisée en ligne du 11 au 15 octobre 2025 auprès d’un échantillon de 1 002 personnes majeures, selon la méthode des quotas. Le sondage OpinionWay pour Sofinco a été mené les 8 et 9 octobre 2025 auprès de 1 017 personnes majeures, également selon la méthode des quotas.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



