Début décembre, les notaires de France ont publié leur bilan 2025 du marché de l’immobilier ancien (hors Mayotte). Le message clé : les ventes repartent à la hausse, les prix se maintiennent voire progressent légèrement, et le pouvoir d’achat immobilier s’améliore.
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ToggleReprise nette des transactions
Sur un an, le volume des ventes dans l’ancien a augmenté de près de 10,7 %, soit 921 000 transactions à fin septembre 2025. Ce redémarrage intervient après deux années de recul.

Certaines zones affichent des dynamiques marquées : la Gironde (+18 %), la Haute-Garonne (+17 %) et les départements de Seine-et-Marne et du Rhône (+16 %) ont connu des progressions particulièrement élevées. Selon les notaires, le marché a amorcé sa reprise au dernier trimestre 2024 et l’a poursuivie tout au long de 2025.
Légère hausse des prix, surtout pour les appartements
Les indices de prix montrent une évolution modeste mais positive. Par type de logement, ce sont les appartements qui progressent le plus, avec une hausse de +1,3 % aussi bien en Île-de-France qu’en Province.
Les maisons gagnent en moyenne +0,2 % sur la période, avec des variations régionales : +0,5 % en Province contre -1,3 % en Île-de-France.
Sur dix ans, les grandes agglomérations ont enregistré de fortes hausses (Rennes affiche par exemple +55,6 %). Sur un an, les évolutions sont plus contrastées : Dijon enregistre la plus forte progression (+3,1 %), tandis que quatre villes étudiées voient leurs prix reculer — Nantes et Le Havre (-1 %), Lyon (-2 %) et Bordeaux (-4 %).
Les 30-39 ans en tête des acheteurs
Le profil des acquéreurs montre un retour en force des trentenaires. Les 30-39 ans représentent désormais 28 % des acheteurs, une hausse nette après plusieurs années de baisse.
Les 40-49 ans restent stables à 20 %. Les moins de 30 ans progressent à 18 %, dépassant les 50-59 ans (16 %). Les deux tranches senior (60-69 ans et 70 ans et plus) reculent, à respectivement 11 % et 7 % des acheteurs.
Un pouvoir d’achat immobilier en amélioration
Les notaires calculent le pouvoir d’achat immobilier en comparant la capacité d’emprunt au prix moyen au m2. En 2025, la surface finançable moyenne remonte à 81 m2, contre 78 m2 en 2024 — un niveau comparable à 2022.

La ventilation selon le type de bien montre 57 m2 finançables pour un appartement (vs 55 m2 en 2024) et 98 m2 pour une maison (vs 93 m2). Ces moyennes masquent de fortes disparités locales : avec un remboursement mensuel de 800 € sur 20 ans, la surface finançable chute à 12 m2 à Paris, atteint 54 m2 à Reims et monte à 113 m2 à Saint-Étienne.
Moins de logements très énergivores, forte prime aux meilleures classes
L’étude observe une évolution favorable des performances énergétiques des biens vendus. Les logements classés D restent majoritaires (33 % en 2024), puis voient leur part grimper à 35 % en 2025. La part des logements en C passe de 22 % à 24 %. À l’inverse, les catégories les plus énergivores (E, F, G) reculent.
- Prix médians selon l’étiquette : pour les appartements anciens, 145 K€ pour les classes F–G contre 200 K€ pour les classes A–B ; pour les maisons anciennes (90–110 m²), 140 K€ pour F–G versus 267 K€ pour A–B.
Les notaires nuancent toutefois ce tableau : la reprise demeure fragile. Les inquiétudes des ménages sur la situation politique et économique devraient continuer à peser sur les décisions d’investissement en 2026.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



