Après l’adoption difficile du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, les épargnants doivent retenir une mesure clé : la Contribution sociale généralisée (CSG) augmente de 1,4 point sur certains revenus de placement. Ce relèvement ne s’applique toutefois pas à tous les produits d’épargne.
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ToggleQuelles sommes sont directement concernées ?
Le gouvernement a finalement limité la hausse aux revenus financiers, après le rejet du texte initial par le Sénat. Selon Amélie de Montchalin, l’amendement retenu vise à « protéger les petits épargnants ». Le rendement des placements soumis à cette mesure diminuera donc légèrement.

Concrètement, la part de la CSG appliquée aux revenus de capitaux passe de 9,2 % à 10,6 %, ce qui porte les prélèvements sociaux globaux de 17,2 % à 18,6 %.
- Sont visés : les dividendes d’actions et les plus-values, ainsi que les revenus obligataires (y compris certains livrets bancaires fiscalisés et les comptes à terme).
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) évolue en conséquence : il grimpe de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux).
Attendue initialement pour rapporter 2,8 milliards d’euros, la mesure devrait finalement générer environ 1,5 milliard d’euros pour l’État, selon les estimations mentionnées lors des débats.
Quel impact sur le rendement net ?
La hausse pèse directement sur la rentabilité après prélèvements. À titre d’exemple donné pendant l’examen du texte :

un placement affichant 3 % brut par an se traduira par un taux net d’environ 2,05 % (contre 2,1 % aujourd’hui). Pour un rendement brut de 5 %, le taux net descendra à environ 3,43 % (au lieu de 3,5 % actuellement).
Les placements qui ne changent pas
De nombreux supports restent épargnés par cette majoration : le taux global de prélèvement demeure inchangé pour ces produits, notamment pour les contribuables qui choisissent l’imposition au PFU.
Parmi les placements non concernés figurent les retraits d’assurance-vie, les intérêts des plans d’épargne logement (PEL et CEL), ainsi que les revenus fonciers et les plus-values immobilières.
Rappel utile : les livrets réglementés par l’État — Livret A, LDDS, LEP et livret jeune — restent exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux.
Enfin, plus de la moitié des contribuables ne paient pas d’impôt sur le revenu. Ces ménages peuvent trouver plus avantageuse l’option de l’imposition au barème plutôt que le PFU selon leur situation fiscale.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



