La facture des vacances se resserre pour de nombreux Français : la hausse des carburants et la pression sur le pouvoir d’achat pèsent sur les choix de départ et sur le montant consacré aux loisirs. Des enquêtes récentes montrent une baisse notable du budget moyen et une multiplication des stratégies de financement, notamment chez les jeunes.
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ToggleVacances d’été : un budget en berne
La sixième édition de l’enquête annuelle menée par Cofidis avec CSA Research dresse un constat net : le budget vacances se contracte. Une large majorité de vacanciers signale l’impact de la forte hausse des carburants sur leurs dépenses et leurs projets de destination.
Selon l’étude, 71 % des personnes en vacances estiment que le prix du carburant pèse sur leur budget, et 64 % disent avoir modifié leur choix de lieu de séjour. Près de deux tiers des répondants privilégient désormais un séjour proche de leur domicile, une tendance qui se confirme depuis plusieurs années.
Chez les 18-35 ans, l’application de gestion financière Plum (en partenariat avec Selvitys) observe un même mouvement : 71 % de cette tranche d’âge envisagent de rester en France ou de choisir une destination européenne pour les vacances d’été 2026. L’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce sont citées comme destinations abordables hors France.
Qui part et combien dépense-t-on ?
Malgré les contraintes, la proportion de Français qui prévoient de partir reste stable : 62 % déclarent avoir l’intention de partir en vacances, contre 63 % l’an dernier.
Le montant moyen prévu pour un séjour est tombé à 1 748 €, niveau le plus bas depuis 2022 et en retrait d’environ 287 € par rapport à 2025, où il dépassait les 2 000 €. Les familles rognent surtout sur les achats plaisir et les souvenirs (58 %), la restauration et l’alimentation (52 %) et les sorties ou activités de loisirs (41 %).
Jeunes et dépassements de budget
Les jeunes apparaissent particulièrement vulnérables. L’étude Plum-Selvitys indique que 45 % des 18-35 ans se retrouvent à découvert pour financer leurs vacances. Un tiers dépasse son budget de 100 à 399 €, tandis qu’un autre tiers enregistre des dépassements supérieurs à 1 000 €, phénomène plus marqué chez les 26-35 ans.
Crédit, épargne et paiement fractionné
Pour boucler leurs projets, certains Français envisagent des solutions de financement. L’enquête Cofidis-CSA Research relève que près d’un Français sur cinq (21 %, soit +2 points) pourrait recourir à un crédit à la consommation pour partir, choix plus fréquent chez les moins de 35 ans et les étudiants.
D’autres options sont aussi mises en avant : 42 % puisent dans leur budget de dépenses courantes et 35 % utilisent leur épargne. Le recours au paiement fractionné progresse légèrement : 12 % des sondés envisagent de régler en trois ou quatre fois sans frais (+1 point), proportion portée à 21 % chez les 18-24 ans.
Une facilité de paiement à intégrer dans le budget
Le paiement en plusieurs fois sur une courte durée peut aider à lisser une dépense ponctuelle, mais il présente des risques si la gestion du budget est fragile. Lorsqu’il n’excède pas 90 jours, le « trois ou quatre fois sans frais » est classé comme une facilité de paiement et non comme un crédit à la consommation. Il n’est donc pas encadré par les mêmes protections prévues par le code de la consommation pour les emprunteurs.
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Élisa Garnier est passionnée par les marchés financiers et l’analyse économique. Forte d’une expérience de 8 ans dans le journalisme économique, elle propose des articles clairs et informatifs pour aider les lecteurs à comprendre les enjeux du monde de la finance.



