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Les dispositifs d’assainissement autonome

 

1. Schéma de principe
2. Grandes familles
2.1. Le choix de la filière
2.2.Les grandes familles
Les filières traditionnelles
Les filières nouvellement agrées

 

 

 

1 – Schéma de principe

 

Le système d’ANC doit se trouver sur une parcelle appartenant au propriétaire de l’immeuble concerné.

 

Voici un exemple de système d’ANC règlementaire (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

 

   

 

 

 

  • Fosse toutes eaux et bac dégraisseur

 

La fosse toutes eaux collecte les eaux vannes et les eaux ménagères. Cette étape assure à la fois la décantation des éléments en suspension dans l’effluent, et une première dégradation des matières organiques en présence via des micro-organismes naturellement présents.

La présence d’un bac dégraisseur n’est obligatoire que lorsque la distance entre l’habitation et le dispositif de prétraitement excède 10 mètres.

 

  •  Ventilation

 

La ventilation fait partie intégrante du système d’ANC.

En effet, lors de la fermentation des matières présentes dans les eaux usées domestiques, il se dégage alors un gaz soufré qui peut, à plus ou moins long terme, corroder les matériaux et principalement le béton.

 

Afin de limiter ce phénomène au maximum, les dispositifs d’ANC sont équipés de deux ventilations.

La première dite ventilation primaire est située dans le prolongement des canalisations d’évacuation afin d’assurer une prise d’air pour permettre un bon écoulement des eaux usées.

La seconde dite ventilation secondaire est piquée le plus souvent en sortie de fosse, elle permet ainsi aux gaz de s’évacuer.

 

  • Traitement

 

Les dispositifs de traitement doivent assurer l’épuration des effluents.

 

  • Rejet

 

A la suite du traitement, le rejet doit se faire par infiltration dans le sol à moins que les conditions géologiques, ou pédologiques, ou hydrologiques ne le permettent pas (perméabilité du sol trop faible par exemple dans le cas de sols très argileux, présence d’une nappe…). 

 

Le rejet pourra alors soit être réutilisé pour l’irrigation souterraine de végétaux non destinés à la consommation humaine, soit drainé et rejeté vers le milieu hydraulique superficiel après autorisation du propriétaire du lieu de rejet.

 

« Les rejets d’eaux usées domestiques, même traitées, sont interdits dans un puisard, puits perdu, puits désaffecté, cavité naturelle ou artificielle profonde. » selon l’arrêté du 7 septembre 2009 modifié.

 

 

2 – Grandes familles

 

 

2-1- Le choix de la filière

 

 

 

a : Les dispositifs nouvellement agréés tels que les microstations, le massif à zéolite, les filtres plantés… sont recommandés lorsque la surface disponible est insuffisante pour la mise en place d’un filtre à sable ou de tranchées ou autre, mais ils peuvent être installés au choix du propriétaire dans la grande majorité des cas hors exception (nappe affleurante, impossibilité d’exutoire…).

 

b : Un sol imperméable est un sol à tendance argileuse le plus souvent. Si un doute persiste quant à la perméabilité de celui-ci, il est fortement conseillé de faire appel à des experts qui réaliseront une étude de sol et de faisabilité (bureau d’étude).

 

c : L’hydromorphie se traduit par des taches ocres dans le sol (stagnation occasionnelle d’eau dans le sol en période pluvieuse) ou encore gris-bleu (présence constante d’eau dans le sol, souvent quand il y a proximité d’un cours d’eau ou d’une nappe).

 

2-2- Les grandes familles

 

2-2-1- Les filières « traditionnelles »

 

Cliquez sur le titre de la filière pour accéder à fiche technique.

 

 

 

 

 

Selon la nature de votre sol, il conviendra d’installer un système utilisant le sol en place si celui-ci est perméable et permet une filtration correcte ou un système utilisant un sol reconstitué si le sol en place n’est pas apte à l’infiltration.

 

Chacun des systèmes dits « traditionnels » se compose d’un prétraitement situé en amont des traitements décrits ci-après. Ce prétraitement se compose d’une fosse dite « toutes eaux » qui, comme son nom l’indique reçoit la totalité des eaux usées de l’habitation. Elle permet ainsi une décantation et une première dégradation des matières.

 

Dimensionnement: une capacité de 3000L minimum pour 5 pièces principales augmentée de 1000L par pièce principale supplémentaire.

 

 

 

2-2-2-  Les filières « nouvellement agréées »

 

Pour plus de détails et obtenir de la documentation, contactez nous.

 

 

  •  Les microstations

 

Les microstations sont des « mini stations d’épuration ».

 

Après une étape de décantation et de liquéfaction (phase 1) par les bactéries, ces dernières se chargent de la dégradation (phase 2) des matières organiques.

 

S’ensuit une étape finale de décantation où les boues issues de la dégradation vont se séparer de l’eau.

 

L’eau traitée est ensuite envoyée soit en infiltration dans le sol, soit rejetée en surface et les boues qui ont décanté sont renvoyées dans les compartiments précédents pour reprendre le processus (phase 3).

 

Selon la microstation, les bactéries peuvent soit être libres dans l’effluent (boues activées) soit se fixer sur un ensemble alvéolé qui leur permettra de s’accrocher, de proliférer et ainsi faciliter la dégradation des matières (culture fixée).

 

 

  •   Les systèmes de filtration/percolation

 

Certains systèmes utilisent un matériau pour filtrer les eaux usées après décantation dans une fosse toutes eaux.

Ces matériaux peuvent être de la laine de roche, de la zéolite (pierre minérale poreuse), du sable, des fibres de coco, de la xylit.

 

Les effluents traités sont récupérés en sortie du massif et évacués vers le milieu hydraulique superficiel (fossé, cours d’eau, tranchée de dispersion…) ou encore partent en infiltration dans le sol en place si celui-ci le permet.

 

 

  •   Les filtres plantés

 

Un dispositif de traitement des eaux usées par filière végétalisée est constitué d'un ou plusieurs réacteurs contenant un substrat dans lequel des végétaux sont implantés.  Ce sont les bactéries et la faune du sol qui sont les acteurs directs de ce système : ils épurent les eaux, digèrent, minéralisent et compostent la matière organique présente en surface des massifs. La plante « digère » les « restes ».