Print Friendly
FavoriteLoading

Publié le 20 janvier 2020


Les haies et pré-vergers du bassin de l’Alagnon en stars d’une soirée réussie !

 

 

Vendredi 17 janvier dernier, à l’invitation du SIGAL, Sylvie MONIER, directrice de la Mission haies Auvergne et Clément MERITET, spécialiste des vergers, sont intervenus à Grenier-Montgon sur les haies, l’agroforesterie et les prés-vergers. Plus d’une quarantaine de personnes ont répondu présent à cette animation, preuve de l’intérêt de cette thématique sur un territoire historiquement concerné par le lien entre les arbres et l’activité agricole !

 

 

Après la projection d’un petit film sur l’agroforesterie intraparcellaire réalisé par le bureau d’études AGROOF, les intervenants développaient les intérêts de maintenir et améliorer le réseau bocager en milieu agricole, qui a fortement régressé au cours du 20ème siècle (jusqu’à 70% de haies ont disparu !).

 

 

Sylvie Monier a tenu à rappeler quelques chiffres :

  • Une haie protège la parcelle du vent sur une distance égale à 15 à 20 fois sa hauteur. Un atout pour le bien être animal, donc une meilleure productivité du bétail (20% de productivité en plus !), mais également pour les parcelles cultivées qui s’assèchent moins sous l’effet du vent. On rappellera également qu’il fait 10°C de moins sous un arbre, un avantage non négligeable en période de sécheresse !
  • Une haie permet également une meilleure infiltration de l’eau dans le sol, elle est donc une alliée pour conserver cette précieuse ressource.
  • Enfin, la haie, si elle est bien gérée, est un abri pour les prédateurs naturels du rat taupier.

La haie est également une ressource pour l’exploitation. Les arbres têtards ou émondes étaient « cultivés » pour leur production de feuilles. En Auvergne, les frênes émondes complétaient (et complètent parfois encore) les rations durant les sécheresses estivales. Le bois plaquette issu de l’entretien de la haie fournit également une bonne litière, que les cochons apprécient tout particulièrement !

 

 

De même que la conservation des variétés anciennes de fruitiers, qui sont autant de goûts et de possibilités d’adaptations aux aléas. La technique la plus répandue pour maintenir ces variétés est le greffage, dont on observe souvent les stigmates sur le tronc des fruitiers. Cependant, les arbres plantés il y a plusieurs dizaines d’années ont parfois perdu la mémoire de ceux qui les ont installés. D’où l’intérêt de faire connaître et partager les variétés que nous avons dans un coin de pré, ou de jardin.

 

 

Re-concevoir son parcellaire en replantant des arbres est donc utile à l’exploitant, et aujourd’hui possible en évitant les fortes contraintes pour le passage du matériel. Si vous avez des projets de plantation, ou bien des arbres fruitiers de variétés anciennes, n’hésitez pas à contacter le SIGAL, qui fera le relais auprès de la Mission haies Auvergne et du Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne.

 

 

 

Contact : David OLAGNOL – 04 71 23 19 84 / alagnon.agricole@orange.fr