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Publié le 20 novembre 2018


Les étudiants du Master 2 Gestion de l’Environnement à la découverte de la restauration de la continuité écologique sur l’Alagnon

Une vingtaine d’étudiants du Master 2 Gestion de l’Environnement – Parcours FREMAC (Fonctionnement et restauration des écosystèmes aquatiques continentaux) de l’Université Clermont Auvergne se sont déplacés sur le bassin versant de l’Alagnon le jeudi 15 novembre 2018.

 

 

 

 

 

Clément Billard, technicien rivière au SIGAL, les a accueillis en salle pour faire le point sur la réglementation, le contexte géographique et écologique et les principales actions réalisées sur le bassin. Puis, direction l’Alagnon pour visiter les aménagements (passes à poissons à bassins, à macro-rugosités…) effectués sur les principaux ouvrages en amont et en aval de Massiac par leurs propriétaires, ainsi que les travaux de restauration de l’Alagnonette dans le bourg. Les ponts à fond libre sur la Violette à Grenier-Montgon, aménagés en 2013 par la mairie avec l’appui du SIGAL, ont également fait l’objet de toute l’attention des étudiants.

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

A retenir pour les étudiants :  l’arasement d’un ouvrage est préférable à l’aménagement. 

Le SIGAL donne toujours la priorité à l’arasement, sauf en cas d’impossibilité technique ou financière.  Car cette solution permet la remise en circulation totale des espèces piscicoles et des sédiments. L’aménagement de passes à poissons est toujours plus coûteux, nécessitent un entretien régulier, et sont calibrés pour laisser passer quelques espèces cibles uniquement. De plus, il ne faut jamais oublier qu’une rivière est vivante ! Une crue peut modifier le lit ou les berges du cours d’eau, et compromettre le fonctionnement de la passe. Enfin, les sédiments restent bloqués en amont, ce qui dérègle l’équilibre sédimentaire du cours d’eau et peut provoquer l’érosion du lit et des berges à l’aval de l’ouvrage.

 

 

 
 
 
 
 

Le SIGAL est aujourd’hui sollicité comme exemple pour ce type de travaux, qui ont pour objectif de rétablir la circulation des poissons mais également des sédiments, et redonner vie aux cours d’eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon M. Desvilettes, professeur en écologie aquatique à l’Université de Clermont : « Leur parcours universitaire permet aux étudiants de bien comprendre le fonctionnement d'un cours d'eau et de proposer des solutions pour l'améliorer. Mais il est important pour eux d'observer des exemples très concrets. L'expérience du SIGAL, dont les résultats sont reconnus par les professionnels à une large échelle, est un excellent support d'étude. Les conseils des techniciens sur les stratégies, les techniques, les difficultés, le retour critique est une réelle plus-value pour que ces étudiants puissent aborder leur future vie professionnelle".