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Publié le 21 décembre 2019


Un automne 2019 bien rempli en animations agricoles

Cet automne, les maîtres d’ouvrages du volet « Pollutions diffuses » du Contrat territorial vert et bleu Alagnon proposaient une large gamme d’animations destinées à promouvoir des techniques agricoles favorables à la qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Retour sur ces évènements qui répondent aussi aux problématiques rencontrées par les agriculteurs du territoire…

 

 

 

L’herbe et la prairie naturelle : des fourrages d’intérêt qualitatif à valoriser sur le produit fini

 

L’engraissement à l’herbe est une manière de valoriser une ressource locale et peu gourmande en intrants, bien qu’il demande une certaine technicité. Le 24 septembre, une journée technique dédiée à la valorisation de cet engraissement était organisée sur le brivadois, avec au programme une visite de l’abattoir de Brioude et de la ferme de Benoît Baguet sur la commune de Cohade. Une occasion de réfléchir à une meilleure valorisation des productions, notamment en viande Bio ou les filières ne sont pas aussi développées que pour d’autres productions Bio.

 

Le maintien du potentiel productif et qualitatif des prairies fait appel à un subtil équilibre de gestion, qui n’est pas le même selon les conditions pédo-climatiques et les objectifs de l’éleveur. C’est ce que Maxime VIAL (VIAL Prairies) est venu présenter le 15 octobre à Blesle. Précocité, souplesse d’exploitation, diversité et intérêt pour la santé du troupeau, sont des facteurs que l’éleveur peut améliorer en adaptant ses pratiques.

 

L’utilisation des effluents d’élevage comme fertilisants n’est pas toujours mis en avant, elle peut néanmoins représenter de réelles sources d’économie en azote, que ce soit pour l’éleveur ou pour les cours d’eau ! Le 20 décembre au lycée agricole de Saint-Flour était l’occasion pour les éleveurs de (re-) découvrir comment utiliser au mieux les engrais de ferme sur les prairies naturelles pour être plus autonomes et éviter les transferts de nutriments aux milieux aquatiques. Un essai sur les périodes d’épandage conduit par la Chambre d’agriculture du Cantal se poursuit jusqu’en fin d’année 2020. 

 

 

 

Des techniques culturales alternatives pour réduire les intrants

 

Le 18 septembre était présenté à La Fageole (Vieillespesse) un essai sur les dérobées fourragères, des cultures intermédiaires permettant de piéger les nitrates tout en assurant aux éleveurs un complément de fourrages bienvenu dans une année aux conditions climatiques difficiles.

 

Puis le 15 novembre, les résultats de deux années d’essais de désherbage mécanique sur culture de maîs fourrager étaient présentés à Lorlanges. Une occasion de comparer les résultats technico-économiques de différentes stratégies de désherbage, qui font état d’un coût équivalent entre deux passages d’outils mécaniques et un passage en désherbage chimique, pour une efficacité similaire. Il y a donc de sérieuses pistes à creuser !

 

 

 

 

Le bois bocager : une source d’autonomie et de résilience face aux aléas

 

De l’intérêt pour la résistance à la sécheresse à la valorsation de la plaquette bocagère, en passant par la lutte intégrée contre les ravageurs, les haies ont de la ressource ! Le 22 novembre dernier à Espalem était organisée une animation dédiée à leurs intérêts et leur gestion sur le long terme. La démonstration d’un lamier à scie a complété la demi-journée, ce type de matériel permet de travailler plus « proprement » qu’une épareuse, limitant les dégâts sur les arbres.

 

 

 

 

 

 

Merci à l’ensemble des partenaires maîtres d’ouvrages du Contrat territorial vert et bleu Alagnon, avec le soutien financier de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne